L’ouvrage explore les références culturelles anglophones et francophones d’œuvres littéraires, photographiques, théâtrales, picturales ou cinématographiques. Personnages historiques, mythes cinématographiques ou représentations de personnages célèbres, elles empruntent des contours discursifs à définir et le partage de leur contenu de sens constitue le véritable enjeu du discours. La variété des éléments culturels étudiés permet d’élaborer un ensemble d’invariants sémantiques définissant ce qu’est une référence culturelle, pour en appréhender les enjeux en termes coénonciatifs et relationnels afin de comprendre les liens, implicites ou non, qui unissent
l’œuvre et le destinataire.
Les concepts de posé / pré-posé, coénonciation, anticipation et appel / rupture de consensus, substrat culturel ou stratégie énonciative éclairent le rôle textuel, discursif et métatextuel des références culturelles dans l’œuvre artistique. Comment Wyler se joue-t-il des frontières entre le réel et le fictif dans How to Steal a Million, comment dans To Be or Not To Be Lubitsch s’empare-t-il d’une référence culturelle pour la réinventer ? L’ouvrage explore, par ses exemples, dont The Purple Rose of Cairo de Allen, comment les nouveaux supports d’accès aux films modifient les rapports entre l’œuvre et le spectateur. Les relations intertextuelles et interculturelles opèrent entre les objets référentiels et favorisent l’ancrage d’un mythe auprès du public. De quoi se nourrit sa fascination pour des héros comme Philipe, Monroe, Gable ou Vilar ? Dans cette construction référentielle, à quel moment le couple personne-personnage ne fait-il plus qu’un et alimente-t-il l’univers de la représentation riche d’émotions transversales ?
Pour plus d’informations, voir le site de l’éditeur: https://eac.ac/collections/45